Accueil du site




DURANT LE SÉJOUR

Note: Ces conseils proviennent de sites de voyage reconnus.


L’euphorie de votre arrivée à destination ne doit pas vous faire oublier que c’est dans les premiers jours de votre voyage que vous serez le plus exposé aux risques d’acclimatation : adaptation à la chaleur (ou au froid), au soleil, à l’altitude et surtout à l’alimentation locale.

Les vaccinations vous protègeront contre un certain nombre d’affections. Mais pour d’autres, il n’existe pas (ou pas encore) de vaccins efficaces; il est alors capital d’utiliser des méthodes de prévention “active”.

En schématisant, le but va être la protection contre les maladies transmises :

- Par les aliments et par l’eau (celle qu’on boit et celle dans laquelle on se baigne) qui transmettront la bénigne, mais si éprouvante “tourista” (qui surviendra, bien sûr le jour où vous aurez prévu une excursion passionnante), mais aussi d’autres maladies infectieuses ou parasitaires qui peuvent se manifester longtemps encore après votre retour.

- Par les animaux, d’autant plus nocifs qu’ils sont petits; les moustiques qui peuvent transmettre le paludisme, la fièvre jaune, la dengue et de nombreuses autres maladies seront beaucoup plus dangereux, pendant vos safaris africains que les mythiques “big five” (lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle) ; d’ailleurs, vous passerez vos nuits à fuir les uns et vos journées entières à rechercher les autres !

- Par les humains enfin (et peut-être surtout) quand on sait la gravité des risques de contamination sexuelle.

a/ La diarrhée du voyageur

C’est le plus fréquent des problèmes de santé du voyageur.
Il est d’autant plus fréquent que la différence est grande entre le niveau sanitaire du pays d’origine du voyageur et celui du pays de destination. Cette diarrhée aiguë est, dans la majorité des cas, plus gênante que grave (sauf aux âges extrêmes de la vie).

• Prévention de la diarrhée

Se laver régulièrement les mains, est la première (et la plus importante) des règles d’hygiène. La seconde est d’éviter les aliments crûs ou froids (ou refroidis). En choisissant avec soin (mais sans obsession) boissons et aliments, vous diminuerez considérablement vos risques.

L’eau minérale ou les boissons gazeuses (en bouteille capsulée, décapsulée devant vous) sont toujours préférables.

Si l'eau est souvent l'objet de toutes les méfiances, la majorité des diarrhées au cours des voyages ne lui est pas due: les œufs insuffisamment cuits, le lait non pasteurisé ou non bouilli, les glaces si tentantes seront évités dans la mesure du possible. Les viandes et poissons doivent être très cuits et mangés chauds. Les buffets, aussi appétissants soient-ils, sont souvent préparés et installés trop longtemps avant d'être consommés.

Il peut y avoir moins de risque (et plus de plaisir) à prendre un repas sur un étal de rue d'un marché de Pékin, de Mexico ou de Zanzibar (en dehors d'épidémies locales), qu'au buffet froid servi autour de la piscine d'un hôtel****.

Enfin, une rupture de la chaîne du froid dans le transport ou la conservation des aliments peut être une source non prévisible de contamination.

Le traitement de l'eau, qui concerne des voyages aventures en particulier les treks, devra prendre en compte la taille des agents contaminants (microbiens, viraux ou parasitaires). D'abord ne pas négliger l'ébullition (plus facile en altitude) et seule efficace sur tous les agents.

■ La décantation-filtration (par un filtre à café, par exemple) est un préalable indispensable car les substances en suspension gêneraient la désinfection.
■ La désinfection par agents chimiques que ce soit Aquatabs ou Micropur, si elle a une action satisfaisante sur microbes et virus n'en a aucune sur les parasites.
■ La microfiltration (Mini Ceramic de Katadyn par exemple) trouve ses limites dans le diamètre des pores; elle ne retiendra pas les virus (0,01µm), d'où l'importance pour les voyageurs des vaccinations contre la poliomyélite et l’hépatite A.

On peut trouver dans les boutiques de "Voyageurs" tous les systèmes efficaces (filtres, pailles, gourdes, comprimés...). Les mesures de prévention sont les mêmes pour éviter une "tourista" désagréable mais bénigne qu'une diarrhée parasitaire qui pourra se révéler après le voyage.

• Traitement de la diarrhée

Si, ce qui est fréquent, on n’a pas réussi à l’éviter, cette gastro-entérite devra être traitée :

■ En n’utilisant qu’avec modération (et jamais chez le petit enfant) les médicaments dits “anti-sécrétoires” (*Imodium, *Arestal, *Tiorfan); il faut ne pas prolonger le traitement plus de 24 heures (risques de blocages intestinaux douloureux et durables).
■ En préférant un pansement intestinal (*Smecta, *Actapulgite). En y ajoutant des boissons abondantes (thé, infusions, Coca-Cola ou Pepsi-Cola, ou sels de réhydratation oral, type sachets de l'OMS), destinées à compenser les pertes liquidiennes.
■ En cas de fièvre, il faudra recourir à l’antibiotique conseillé par votre médecin avant le voyage (de la famille des quinolones).
■ La persistance d’une diarrhée après 2 ou 3 jours d’automédication doit conduire à un avis médical, d’autant plus rapidement que s’installeraient des signes plus inquiétants : fièvre élevée, douleurs abdominales violentes, selles sanglantes, signes de déshydratation. Une diarrhée survenant dans les jours, les semaines, voire les mois qui suivent le retour nécessite impérativement de consulter.

b/ Le paludisme ou malaria

Il doit être une préoccupation majeure du voyageur en Afrique sub-saharienne surtout, mais aussi, en Asie, en Amérique latine, et à un degré moindre dans certaines régions du Moyen-Orient.
Le paludisme est une maladie fébrile qui peut être grave si elle n’est pas traitée rapidement : il faut y penser devant toute fièvre survenant pendant et, surtout, après un séjour en zone intertropicale.
Il est transmis par un moustique femelle (Anophèle), qui pique au crépuscule et pendant la nuit plus volontiers en saison humide qu’en saison sèche, et jamais au dessus de 1 500 m. Les premières mesures sont donc des mesures de protection contre ces moustiques (qui ne sont pas nécessairement ceux que vous verrez, ou dont vous sentirez les piqûres).

• Prévention contre les moustiques

Livingstone écrivait vers 1860 dans la relation d’une de ses expéditions africaines : “Un seul de ces vampires, enfermé dans la gaze, vous fait passer une nuit dont on connaît les tortures... L’expérience vous apprend bien vite que battre la moustiquaire avant d’y entrer est le seul moyen de s’épargner les tourments qui soumettent le repos et le caractère à une si rude épreuve.”

Un certain nombre de maladies sont transmises par les piqûres de plusieurs espèces de moustiques, anophèles, aedes ou culex. Seules les femelles sont vectrices de ces affections virales ou parasitaires en piquant un sujet sain après s’être infectées en piquant un sujet malade.

Si les dizaines de millions de cas annuels de paludisme en Afrique sub-saharienne, dans le sud-est asiatique ou dans les régions amazoniennes, si les flambées épidémiques de dengue et de chikungunya sur tous les continents ou de fièvre jaune en Amérique du Sud sont de graves problèmes de santé publique pour les pays concernés, ils peuvent être, pour les voyageurs, un grave problème de santé privée.

Même si le paludisme est efficacement prévenu par des traitements, même si la fièvre jaune l’est par la vaccination, cela ne doit d’autant moins dispenser d’une protection individuelle contre les piqûres de moustiques, qu’elle sera le seul moyen de prévenir d’autres maladies (c’est le cas, par exemple, de la dengue, du chikungunya ou de la fièvre du Nil Occidental).

Les moustiques sont absents en altitude et dans les régions froides. Les risques de transmission sont présents partout et toute l’année en zône équatoriale humide, alors qu’en région tropicale ils sont moindres en saison sèche sauf près des points d’eau stagnantes marigots, puits, voire bidons ou tas de pneus usagés, lieux idéaux de multiplication des larves.

La protection individuelle contre les piqûres de moustiques est devenue indispensable, pour les voyageurs en Afrique, en Asie et en Océanie et maintenant sur la quasi-totalité du continent américain. à l’exception du grand nord, du grand sud et des grandes villes.

Quelles protections ?

■ les insecticides (aérosols, diffuseurs électriques, tortillons fumigènes)
Ils sont efficaces, non toxiques pour l’homme et les animaux de son entourage.

■ Les vêtements
S’il est facile de recommander aux voyageurs le port de vêtements couvrants, il est évident que ces conseils seront difficilement suivis dans des régions chaudes et ensoleillées. Il faudra imprégner chemises, tee-shirts et pantalons par pulvérisation ou par trempage d’insecticide vestimentaire (à base de perméthrine et de ses dérivés) qui résistent pendant plusieurs semaines à plusieurs lavages.

■ Les moustiquaires
La nuit (ou pendant la sieste) les moustiquaires imprégnées d’insecticides par trempage (ou pré-imprégnées à l’achat) sont une protection efficace et indispensable, en particulier contre le paludisme (à condition d’être bien « bordées », de ne pas être trouées et de ne pas s’y enfermer avec un moustique).

Pour les nourrissons, les moustiquaires de berceau devront être utilisées d’autant plus systématiquement que les répulsifs cutanés leur sont contre-indiqués.

■ Les répulsifs cutanés ou repellents
Ils repoussent les moustiques sans les tuer contrairement aux insecticides. Leur efficacité, expérimentée plus comme des cosmétiques que comme des produits pharmaceutiques, n’est pas toujours évidente en pratique. L’application devra être répétée dans la journée. Parmi les très nombreux répulsifs, un certain nombre bénéficient d’un avis favorable de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) : ce sont ceux dont les substances actives à concentration efficace sont le DEET, l’IR 3535 et le Citriodiol.

Les femmes enceintes et les enfants devront utiliser des produits aux dosages adaptés.

• Prévention médicamenteuse

Pendant de nombreuses années, la chloroquine (*Nivaquine) a été le traitement préventif efficace, que l’on pouvait utiliser partout où sévissait le paludisme. Mais l’apparition puis l’extension des zones géographiques de résistance à la chloroquine ont amené à utiliser de nouveaux médicaments. On a ainsi classé les pays en groupes (dits 1, 2, 3 et bientôt 4) en fonction de l’importance de cette résistance. C’est l’appartenance du pays visité à un de ces groupes qui va dicter à votre médecin le choix du traitement.

Il peut varier en fonction de contre-indications à l’utilisation de certains médicaments (mauvaise tolérance, grossesse, âge, certaines affections), mais aussi de la durée, de la période et du type du voyage (dans le même pays les conseils de prévention différeront pour un homme d’affaires qui va séjourner en ville pendant une semaine, en saison sèche, dans un grand hôtel, et pour un “routard” qui va “crapahuter” en brousse pendant un mois, en saison des pluies).
Il peut exister des différences dans les conseils de prévention entre certaines régions à l’intérieur d’un même pays (la description de votre itinéraire sera utile au médecin consulté).

Schématiquement, en fonction de l’importance de la résistance aux traitements préventifs dans le pays visité, la prescription sera :

- Pays du groupe 1 : chloroquine (*Nivaquine).
- Pays du groupe 2 : chloroquine+proguanil (*Savarine) ou atovaquone + proguanil (*Malarone).
- Pays du groupe 3 : méfloquine (*Lariam) ou *Malarone.
- Pays du groupe 4 : antibiotique de la famille des cyclines (*Doxypalu ou équivalent).

Dans tous les cas, vous devrez suivre votre traitement anti-paludisme pendant tout le voyage, pas avant (sauf pour le *Lariam dont la première des prises hebdomadaires doit se faire 10 jours avant le départ, pour des raisons autant d'efficacité que de tolérance), puis, ce qui est fastidieux mais indispensable, pendant les 4 semaines qui suivent le retour (car c’est dans cette période que le risque de crise de paludisme est le plus important); la *Malarone fait exception à cette contrainte ne devant être prise que pendant 1 semaine après le retour.

Pour les séjours prolongés, loin de structures médicalisées, on pourra conseiller, en cas de forte présomption de crise de paludisme, et après s’être assuré avant le départ de l’absence de contre-indications (âge, grossesse, certaines maladies cardiaques ou neuropsychiatriques) de s’auto-administrer un traitement curatif par *Lariam, *Malarone ou quinine aux doses que vous aura conseillées votre médecin.

Dans ces cas extrêmes, qui ne concernent qu’une minorité de voyageurs, la décision pourra être facilitée par l’utilisation de kits d’autodiagnostics de paludisme. De nouveaux médicaments, de prévention d’une part, et des accès palustres d’autre part (dont certains sont extraits de plantes utilisées depuis longtemps en Asie), seront bientôt disponibles, avec, peut-être, moins de difficultés d’utilisation. Quant à la vaccination, qui verra le jour dans les années à venir, elle sera bienvenue surtout pour les populations des pays impaludés.

Sans minimiser le paludisme du voyageur, on doit le relativiser par rapport à la gravité du véritable problème de santé publique que sont les millions de cas qui surviennent chaque année en Asie, en Amérique latine mais surtout en Afrique sub-saharienne, sur des populations qui ont rarement la possibilité d'être traitées efficacement.

Il faut, aussi, savoir que même, bien prescrit et bien suivi, le traitement préventif n’exclut pas le risque à 100 %, et qu’il faudra toujours y penser en cas de fièvre pendant le voyage et après le retour (et même longtemps après le retour).

Si nous avons insisté sur l’importance des mesures de protection contre le paludisme (qui peut être une maladie grave), c’est pour vous informer et non vous alarmer; et pour vous rassurer nous pouvons citer les statistiques :

- 90 % des cas de paludisme “importé” en France après un séjour en pays impaludé, surviennent chez des voyageurs n’ayant pris aucune mesure préventive.
- En 1997, sur 100.000 voyageurs, pendant un voyage d’ 1 mois en zone impaludée, en l’absence de toute prévention, le taux moyen de paludisme contracté a été de 1,5 %.

Il est important de savoir, qu’à l’intérieur de pays impaludés, peuvent exister des régions où le très faible risque de transmission rend suffisante la protection individuelle contre les moustiques. Cette exception valable dans de nombreuses régions touristiques d’Asie et d’Amérique latine ne l’est pas, même en ville, en Afrique subsaharienne (sauf en Afrique australe).

c/ Les maladies sexuellement transmissibles et risques transfusionnels

Nous nous devons, ici, de dénoncer le tourisme sexuel, pour le risque sanitaire qu’il fait courir au voyageur et à sa (ou son) partenaire local, mais aussi (et indépendamment de ce risque) pour la déviance qu’il représente, qu’il soit but non caché de tour-operators spécialisés ou but masqué par un programme-alibi.
Le “touriste sexuel” s’expose en outre à la juridiction française si l’acte est commis sur un mineur.

La majorité des voyageurs le savent aujourd’hui, les rapports sexuels non protégés, les transfusions sanguines, les seringues réutilisées, les matériels de tatouage et de “piercing” à usage multiple exposent schématiquement, à des risques comparables, en tous cas pour leurs conséquences les plus lourdes.
La gravité des affections qui peuvent être transmises (SIDA, hépatites, syphilis....) impose des précautions draconiennes :

- Le rappel incessant, de l’absolue obligation de protection par des préservatifs masculins ou féminins (qu’il est préférable d’acheter en quantité suffisante dans le pays de départ) lors des rapports sexuels hétéro comme homosexuels.
- La vérification (mais est-ce possible?) de l’usage unique du matériel utilisé qu’il soit médical ou esthétique.
- Les transfusions sanguines devront être évitées (sauf en cas d’urgence vitale). Mieux vaut être rapatrié que transfusé.

d/ Les autres risques environnementaux et comportementaux

Ce sont les risques rencontrés en fonction des circonstances programmées ou non du voyage. Certains risques épidémiques locaux (dengue sur toute la planète, virus du Nil occidental en Amérique du Nord, SRAS en Asie du Sud-Est ou fièvre jaune en Amazonie) peuvent être tus ou minimisés par les autorités sanitaires des pays concernés. Cela justifie de s'enquérir, avant le départ des recommandations du ministère des Affaires étrangères (site Internet www.france.diplomatie.gouv.fr), utiles tant sur le plan sanitaire que sur les plans climatique ou politique.

Les traumatismes (qui inquiètent, à tort, moins que les maladies) représentent la première cause de rapatriement sanitaire : sports à risques (le risque objectif étant trop souvent minimisé par le pratiquant surestimant ses capacités) et accidents de circulation. Il peut être difficile (mais il est capital) d’avoir conscience de ses propres limites et d’admettre que la nature (mer, montagne, désert...) est plus forte que l'être humain.
Vérifiez avant le départ, que votre assurance n’exclue pas l’activité projetée.

De la même manière, on ne” tentera pas le diable”, en affichant les signes ostentatoires d’une richesse relative (argent liquide, bijoux) dans des zones (surtout urbaines) où la pauvreté des uns, pourrait entraîner une certaine insécurité pour les autres.
Il faudra cependant veiller à ce que cette prudence ne soit pas vécue comme une défiance qui pourrait blesser une population traditionnellement hospitalière.

Les animaux venimeux (serpents, scorpions, araignées, poissons) font souvent peur. Leurs piqûres ou morsures sont d'une part exceptionnelles (l'animal fuyant l'homme) et d'autre part, rarement graves. L’immobilisation du patient et l’administration de tranquillisants sont les premières mesures d’urgence à prendre après avoir essayé d’identifier l’animal. En l’absence de sérum spécifique dans sa trousse, on prendra cependant rapidement un avis médical.

L’air conditionné (omniprésent, dans les hôtels, les magasins, les lieux publics, les moyens de transport) est souvent si agressif qu’il peut être source d’affection rhino-pharyngées. Il faut, aujourd'hui, dans de nombreux pays, prendre en compte un facteur pouvant aggraver nombre de pathologies existantes (en particulier respiratoires ou cardiaques): il s'agit de la pollution atmosphérique urbaine, dont certains pics, s'ils sont préoccupants pour la population permanente, peuvent l'être pour un voyageur fragile.

• Baignades (en eau douce et en mer), plongée

Les baignades en eau douce doivent être évitées, partout, même si l’eau y est claire et que les populations locales vous y invitent (risque d’affections parasitaires ou infectieuses).

La prévention (il n’existe pas de vaccination), impose de considérer les eaux douces comme étant, a priori, suspectes. En cas de contact obligé (traversée de gué), il est préférable de rester chaussé et habillé. Il y a moins de risque (si on sait nager) à se baigner au milieu d’un lac ou d’un étang que sur sa rive.

Les torrents, ou les petites rivières (qui coulent sur un lit de sable ou de rochers) présentent moins de risques parasitaires que les eaux stagnantes.

L’eau de mer est sur un plan parasitaire et microbien plus sûre, sauf à proximité de sources de pollution (évacuation des eaux usées des villes ou des grands hôtels, voire catastrophes écologiques accidentelles ou non). Par contre, peuvent y exister des risques de blessures (par coraux, coquillages ou rochers), de piqûres (oursins, méduses ou poissons). On y remédiera efficacement par le port de chaussures adaptées à semelles suffisamment épaisses (chaussons de planche à voile). Les piqûres « urticariantes » (méduses) sont spectaculaires et surtout dangereuses par la panique qu’elles entraînent quand elles surviennent en pleine mer. Il est exceptionnel qu'elles soient graves (elles peuvent l'être en Australie le long de la Grande Barrière de corail).

Sur les plages, aussi belles soient-elles, le risque de contact avec des sources de pollution soit chimiques, soit parasitaires (chiens vagabonds, bétail) nécessite de ne pas s'allonger sur le sable sec sans matelas (une serviette de bains, une rabane ou un paréo, peuvent ne pas être des protections suffisantes); choisissez de préférence, pour vos bains de soleil, une zone de plage “lavée” par le flux des marées.

Certains poissons venimeux peuvent être toxiques même morts ; évitez de manipuler les poissons à épines. En cas de piqûre, on désinfectera (de préférence, et si possible, avec de l’eau de mer) et, en l’absence de sérum spécifique, on contactera le plus rapidement un centre médicalisé local.

Les risques de noyade, pour graves qu’ils soient, ne sont pas plus fréquents que sur nos côtes. Avant de vous mettre à l’eau, observez le comportement des “locaux” et renseignez-vous sur l’existence de courants et de prédateurs (requins).

La plongée sous-marine, ne doit se faire que sous la surveillance de moniteurs spécialisés, dans des centres bien équipés disposant de matériel fiable (ce qui doit être vérifié avant toute utilisation). La première des règles est de ne jamais plonger seul. Les accidents graves ou bénins, qu’ils soient dus au matériel ou au plongeur, sont la conséquence de la différence de pression entre l’atmosphère et le milieu sous-marin : accidents de descente (intoxication par le gaz carbonique, dû à un matériel défectueux, pouvant entraîner l’ivresse des profondeurs voire une perte de connaissance) et accidents de remontée (syndrome de décompression) qui justifient de considérer comme potentiellement grave toute fatigue ou toute somnolence survenant après la remontée. Ces accidents qui peuvent nécessiter une réanimation lourde surviennent moins chez les plongeurs néophytes que chez des plongeurs qui croient ne plus l’être.

D’autres incidents sont heureusement moins graves, mais plus fréquents : hypothermie après un trop long séjour sous l’eau, barotraumatismes très douloureux au niveau de l’oreille, des sinus ou des dents cariées. Il est capital de respecter les contre-indications absolues à la plongée : ce sont les antécédents de maladies cardio-vasculaires, pulmonaires, neurologiques ou ORL. Pour des raisons de différences de pression, on évitera de plonger pendant 24 heures avant ou après un voyage aérien ou une ascension en haute montagne.

• Soleil

On doit se souvenir qu’un “ coup de soleil” est une brûlure, dont les méfaits à court terme sont évidents et dont les risques à long terme (vieillissement prématuré de la peau et surtout cancer cutané) sont maintenant rapportés utilement par les médias et connus du public.

L’intensité du rayonnement solaire augmente à mesure qu’on se rapproche de l’équateur. Il faut s’en méfier même (et peut-être surtout) si le ciel est nuageux mais aussi si l’air est plus “pur” : haute montagne, pleine mer, désert. L’exposition devra donc, être très progressive en appliquant des produits solaires à haut indice de protection (> 25 voire 30 ou même 40 pour des peaux fragiles en particulier les enfants).

La discussion reste ouverte entre les avantages et les effets pervers des protections à haut indice, qui peuvent permettre de rester plus longtemps exposé à un rayonnement nocif.

On se méfiera, surtout chez le jeune enfant et le sujet âgé, des risques de “coup de chaleur” ou d’insolation (maux de tête, rougeur du visage, accélération de la respiration) : urgence à trouver une zone d’ombre, à faire boire et à humidifier la tête et la nuque.

Les voyageurs qui prennent un traitement habituel devront s’assurer de l’absence de risque de photosensibilisation (coup de soleil pour une exposition minime).

• Altitude

On dit volontiers que l’on va en montagne pour “s’oxygéner”. C’est le contraire qui se passe, car, si l’air y est plus pur, l’oxygène y est plus rare. Là est la cause des incidents mineurs ou des accidents graves (en dehors des accidents traumatiques).

Il est donc souhaitable, avant tout séjour sportif en haute altitude (trek himalayen ou andin, ou sur les neiges du Kilimandjaro...) de faire pratiquer dans un service spécialisé, une épreuve de tolérance à la baisse de la pression d’oxygène (test d’aptitude à l’hypoxie), complémentaire des examens classiques (radiographies pulmonaires et électrocardiogramme) qui ne révèleraient que des contre-indications relatives ou déjà connues.

Il n’est pas nécessaire de monter très haut pour subir les désagréments du mal aigu des montagnes. Il peut apparaître à partir de 2 500 mètres, quelques heures après l’arrivée; il ne concerne pas seulement les alpinistes ou les randonneurs, il peut aussi concerner les voyageurs qui arrivent par avion dans une destination située à haute altitude (à Cuzco, 3 300 mètres ou à La Paz 3 650 mètres, par exemple). Il touche un sujet sur deux et pourra se répéter chez un même sujet à chaque exposition. Il n’est fonction ni de l’entraînement, ni de la condition physique, qui sont cependant des atouts capitaux pour la réussite d’une expédition en haute altitude ou d’un trek en moyenne altitude (souvent beaucoup plus fatiguant qu’on ne le pense avant le départ).

Il est favorisé par l’intensité de l’effort, la déshydratation (d’où la nécessité de boissons abondantes), l’insomnie, mais aussi l’usage de somnifères et d’alcool).
Il se manifeste par maux de tête, malaise général, insomnie, nausées et par un essoufflement sans rapport avec l’effort accompli voire l’apparition d’un œdème localisé (gonflement du visage, des mains ou des pieds).

Les mesures doivent être prises rapidement pour éviter les complications :

- Traiter les symptômes (aspirine) et boire abondamment.
- S’arrêter, se reposer, ne pas monter plus haut et surtout redescendre, si les symptômes persistent, sous peine de voir apparaître les complications rares mais gravissimes du mal aigu des montagnes (œdème pulmonaire et surtout œdème cérébral).

La prévention des accidents passe par trois règles d’or, jamais transgressées par les professionnels :

1/ Prendre le temps de s’acclimater à chaque palier.
2/ Monter lentement (pas plus de 300 mètres par jour à partir de 3 000 mètres et 150 mètres par jour au delà de 4 500 mètres).
3/ Ne pas rester trop haut trop longtemps et redescendre pour bivouaquer.

Pour les treks et les expéditions de très haute altitude, le médecin consulté, pourra conseiller la prise d’acétazolamide (*Diamox) et, éventuellement, d’un inhibiteur calcique (*Adalate) depuis la veille de l’ascension jusqu’à son but final.
La présence d’un professionnel de la montagne (ou d’un médecin) apte à décider, en cas de nécessité, des solutions d’urgence (redescente, mise en route de traitement, ou utilisation du caisson hyperbare portable) sera un gage de sécurité pour l’équipe.

La montagne, en outre, peut être responsable de problèmes dus au froid, majorés par le vent et l’humidité (gelures, hypothermie), au soleil direct (brûlures) ou réfléchi (nécessité de lunettes “intégrales”), enfin d’accidents traumatiques (chutes avec risques d’entorses ou de fractures, avalanches).

Les précautions d’hygiène alimentaire (en particulier quant aux boissons) et d’hygiène corporelle (vêtements de rechange secs, soins des pieds) sont primordiales. La fréquence des parasites tels que puces et poux nécessite de prévoir une poudre antiparasitaire pour les nuits dans les villages lors des treks de moyenne montagne dans l'Himalaya ou dans les Andes.

Tous les professionnels le savent, la meilleure des préventions reste (comme en mer et comme dans le désert) le respect du milieu et la connaissance de ses propres limites.

Note: Ces conseils proviennent de sites de voyage reconnus.